France : Raphaël Glucksmann remporte dès le premier tour la primaire de la gauche sociale-démocrate
Il obtient plus de 66 % des voix et devient le candidat du PS, de Place publique et de la GRS à la présidentielle de 2027.

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Raphaël Glucksmann, eurodéputé et dirigeant de Place publique, a remporté dès le premier tour, dimanche 11 octobre 2026, la primaire de la gauche sociale-démocrate. Il devient le candidat du PS, de Place publique et de la Gauche républicaine et socialiste à l'élection présidentielle de 2027, rapporte France 24 (articles publiés dimanche soir).
Il obtient plus de 66 % des voix, devant Olivier Faure, premier secrétaire du PS (environ 14 %), Ségolène Royal (7,62 %), Emmanuel Maurel (un peu moins de 6 %) et Jérôme Guedj (un peu moins de 6 %). Environ 120 000 votants se sont exprimés sur 134 456 inscrits, soit près de 90 %, par vote exclusivement électronique. Une cyberattaque lancée vendredi avait ralenti la plateforme, et le scrutin a été prolongé jusqu'à dimanche soir.
Glucksmann se présente comme le candidat de la « gauche démocratique » capable de battre l'extrême droite, refuse toute alliance avec La France insoumise et promet une rupture avec le macronisme comme avec l'hégémonie de Jean-Luc Mélenchon à gauche. Selon France 24, près de 72 % des votants ont rejeté l'idée d'un retour de type Nupes ou Nouveau Front populaire. Il affirme que Marine Le Pen « ne sera pas à l'Élysée en mai 2027 ».
Les réactions sont contrastées. Olivier Faure, qui avait averti qu'une victoire de Glucksmann signifierait l'effacement du PS, doit désormais le soutenir, comme tous les candidats s'y étaient engagés. Marine Tondelier (Les Écologistes) regrette un vainqueur qui fait « le choix du repli », et le député insoumis Paul Vannier juge que Glucksmann se positionne dans le bloc macroniste. Jean-Luc Mélenchon n'avait pas réagi dans la soirée.
France 24 relève des « zones d'ombre » : la manière de rassembler écologistes et communistes n'est pas précisée, l'entourage compte d'anciens macronistes comme Sacha Houlié et Aurélien Rousseau, et la participation (environ 120 000 votants) est très inférieure à celle des primaires de 2017 (plus de 2 millions) et de 2011 (près de 3 millions). Pour la première fois, le PS n'aura pas de candidat issu de ses rangs à une présidentielle. Les sondages lui donnaient 10 à 12 % d'intentions de vote, contre 3 à 5 % pour Olivier Faure.
Source : France 24 (11 octobre 2026, articles de 20h46 et 22h30, heure de Paris). Photo d'archive : Raphaël Glucksmann, Harald Krichel / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0).
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